
Catherine SCHNEIDER, [Quintilien]. Le Tombeau ensorcelé (Grandes déclamations, 10), Edizioni Università di Cassino, 2013. 1 volume, 363 pages (Collana di Studi umanistici, Le Declamazioni maggiori pseudo-quintilianee) Copyright © 2013 – Università degli Studi di Cassino e del Lazio Meridionale Via G. Marconi 10 – Cassino (FR) ISBN : 978-88-8317-068-3 Acquisition en ligne sur : http://www.libreriauniversitaria.it/page_home_cassino.htm Sous le nom du célèbre rhéteur Quintilien, l’Antiquité nous a légué 19 Declamationes maiores (Grandes déclamations), rassemblées en anthologie dès le IVe siècle de notre ère. Ces pièces, dues à plusieurs auteurs inconnus, se présentent comme des plaidoiries fictives prononcées devant des tri-bunaux imaginaires sur des cas d’école extravagants. La dixième d’entre elles, intitulée Sepulcrum incantatum (Le tombeau ensorcelé), oppose ainsi une femme à son mari, qu’elle poursuit en justice pour mauvais traitements, l’accusant d’avoir fait disparaître par magie leur fils défunt – ou son fantôme ? – qui lui rendait visite chaque soir depuis sa mort. Qu’il soit question comme ici de revenants et de sorcellerie ou, comme ailleurs, de viols, de suicides et d’assassinats, de tortures et de mutilations, d’incestes et même de cannibalisme, le texte est emblématique d’un genre qui touche à la transgression des tabous et cultive le goût du macabre et du sensationnel : les Grandes déclamations pseudo-quintiliennes sont véritablement, comme le disait en son temps Françoise Desbordes, de “beaux monuments d’horreur gothique”. Cet ouvrage est le dixième volume de la Collana di Studi umanistici consacrée aux Grandes déclamations pseudo-quintiliennes. La présente édition, qui s’éloigne en quinze points de l’édition Håkanson, comporte une introduction, le texte latin et sa traduction, un commentaire analytique dé-taillé et une bibliographie de près de 500 titres. La traduction proposée est la première traduction en langue française moderne après la ‘belle infidèle’ de Bernard Du Teil parue en 1658. Agrégée de grammaire, docteur ès-lettres, Catherine Schneider est maître de conférences à l’université de Strasbourg. Spécialiste de rhétorique antique, elle a déjà publié, dans la même collection, la traduction commentée du Miles Marianus ([Quintilien], Le soldat de Marius (Grandes déclamations, 3), Cassino, Edizioni Università di Cassino, 2004).