I.—PRAECEPTOR
Blaise Pascal
Landmarks
Philosophe et mathématicien
Académie Le Pailleur
Philosophie
II.—JOURNEY
Blaise Pascal est né en 1623 à Clermont-Ferrand. Son père, Étienne Pascal, était président à la cour des Aides ; sa mère, Antoinette Bergon, mourut en 1626 ; Blaise avait une sœur aînée, Gilberte (qui deviendra Mme Périer après son mariage), et une cadette, Jacqueline. En 1631, Étienne Pascal quitte Clermont pour Paris : curieux des sciences, il est attiré par la vie intellectuelle de la capitale, et se fait admettre dans les cercles scientifiques où il rencontre des savants comme Mersenne ou Roberval. Étienne Pascal s’occupe seul de l’éducation de Blaise, à la façon des humanistes. Il s’inquiète des progrès de son fils en mathématiques, qu’il juge trop rapides : il préférerait que Blaise s’intéresse davantage aux langues anciennes, mais rien n’y fait ; le jeune Pascal, génie précoce, redécouvre à 12 ans les trente-deux premières propositions d’Euclide et, à seize, il rédige un Essai sur les coniques qui répond à un traité de Desargues. Pendant les années parisiennes, Étienne Pascal, conscient des talents peu communs de son fils, le fait admettre chez les savants qu’il fréquentait lui-même. En 1639, Étienne Pascal reçoit de Richelieu une mission de commissionnaire à la levée des impôts en Normandie ; la famille s’installe alors à Rouen et participe à la vie culturelle de la ville : elle reçoit Corneille, qui surveille les progrès poétiques de Jacqueline, enfant prodige tout comme son frère, puisqu’elle remporta en 1641 le prix au concours de poésie de Rouen. Mais c’est surtout une intense activité scientifique qui occupe Blaise pendant ces années : à 19 ans, il invente la première machine à calculer (la « machine arithmétique ») pour faciliter le travail de son père. Esprit concret, il adapte sa machine pour qu’elle puisse servir aussi bien aux calculs financiers qu’aux architectes. Esprit concret et pratique tout autant que grand mathématicien et bientôt grand théologien, il écrira une brochure pour faire la « publicité » de son invention et, plus tard, en 1652, il en enverra un exemplaire à la reine Christine de Suède.
