I.—PRAECEPTOR

Bernard Vouilloux
Hitos
Professeur des universités émérite
Sorbonne université
Littérature
Títulos
Lettres modernes
Linguistique française
La référence picturale dans l’œuvre de Julien Gracq.
Oui
II.—ITINERARIO
Bernard Vouilloux, professeur émérite de littérature française à Sorbonne Université, faitporter l’essentiel de ses recherches sur les rapports entre la littérature et les arts visuels (artsdu dessin, photographie, cinéma), plus largement entre le langage verbal et le visuel. Dans le prolongement de ses études de lettres à l’université Paris IV-Sorbonne, il a soutenu en1984 une thèse de doctorat de 3e cycle en linguistique française, sous la direction de JeanMazaleyrat. Reçu en 1978 à l’agrégation de lettres modernes, il a été détaché au Maroc de1980 à 1988, puis a été élu en 1988 maître de conférences en langue et littérature françaises àl’université Bordeaux 3-Michel de Montaigne. Titulaire en 1997 de l’habilitation à diriger desrecherches (Philippe Hamon étant garant, Hubert Damich, René Démoris, Gérard Genette etMichel Murat, membres du jury), il a été détaché au CNRS pendant deux ans, puis éluprofesseur en 2001 dans la même université, où il est resté jusqu’à sa mutation en 2011 àl’université Paris IV-Sorbonne. Dans ces deux universités, il a exercé diverses responsabilitésscientifiques, pédagogiques et administratives. Il est l’auteur de plus de 220 articles et de près d’une trentaine d’ouvrages (22 ouvragesindividuels, 7 ouvrages collectifs). Ses publications explorent les interactions entre le langageverbal et les arts de l’image (mais aussi du son et du mouvement). Comme il l’a lui-mêmeexpliqué, il ne s’agit pas d’annexer le non-verbal au verbal, mais de déterminer ce que lestextes disent des images, ainsi que ce qu’ils leur font et leur font dire, pour se mettre mieux enmesure de dégager ce que les images font, et en particulier ce qu’elles font et font faire auxtextes. Si ses travaux font une large place aux sciences du texte (philologie, rhétorique, poétique,stylistique) et se focalisent sur les XIXe, XXe et XXIe siècles, sans s’interdire des incursions dansdes périodes antérieures, il aime à décrire sa démarche comme transdisciplinaire ettranshistorique : le travail sur des corpus de différentes époques et le recours à des concepts,des notions, des méthodes, des questionnements venus de la philosophie, de l’esthétique, de lathéorie de l’art, de l’histoire de l’art, de la sémiotique ne participent pas d’une démarchetotalisante, mais visent à mettre à l’épreuve les uns par les autres les savoirs disciplinaires, àen inquiéter les frontières épistémologiques et historiques. L’étude des œuvres, jusque dansl’attention à leurs détails, n’est donc jamais dissociée des questionnements théoriques quesoulève la féconde diversité du symbolique.
